París, imán de los escritores – 1/5

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Como tituló Enrique Vila-Matas, “París no se acaba nunca”. No se acaba en sus monumentos, ni en sus museos, ni en sus cafés. Tampoco en la mirada de quien la visita una y otra vez y descubre que la ciudad, más que contemplarse, acaba por instalarse dentro de uno mismo. .

Desde 2023 viajo periódicamente a París. Suelo permanecer allí al menos sesenta días cada vez, por ahora. Quizá, y emulando aquel título, me atraiga, además del imán que ejerce sobre mí como escritor, otro aún más poderoso que no viene al caso explicar aquí. Es cierto que la edad concede cierta permisividad a los sentimientos, a esos que afloran sin llamarlos y se fijan, con mayor o menor intensidad, tan cerca del corazón que apenas pueden disimularse.

La primera vez que intenté contenerlos, para que no interfirieran en mi pensamiento, fue durante la visita al Louvre. Admirar las grandes obras pictóricas de Delacroix y otros pintores, además de la célebre Gioconda; reencontrarme con mi infancia y mi juventud en la contemplación de la Victoria de Samotracia, Diana cazadora y tantas otras piezas; detenerme ante esculturas griegas, romanas y egipcias, supuso comprobar de nuevo, como ya me había sucedido en Viena o en Londres, la intensidad de lo que se conoce como el síndrome de Stendhal. Produce una doble y extraña sensación: el pulso se acelera hasta un punto en que las lágrimas parecen aflorar sin desearlo y, después, llega un intenso mareo que obliga a repasar mentalmente la grandiosidad de cuanto se acaba de ver y de experimentar.

París es una ciudad que no se agota en sus monumentos, sino que actúa como un poderoso foco de atracción literaria: quien llega a ella no solo la recorre, sino que entra en una tradición, casi en una escena ya escrita por otros, y al mismo tiempo necesita corregirla con su propia experiencia. Recorrer sus espacios es volver a convocar, con más fuerza si cabe, ese mismo síndrome en cada ocasión. Sus museos, sus bibliotecas, sus barrios enteros repletos de historia, de bohemia y, sobre todo, de cultura no solo enamoran: también estimulan. Así me ocurrió en las visitas a los cafés, no ya a los célebres y más conocidos por los autores que los frecuentaron, de los que daré cuenta más adelante, sino también a otros no menos atractivos. Mencionaré uno, cercano a la casa que ocupó Victor Hugo: un lugar con carácter, atento en el trato, en el que casi parece posible esperar la aparición de su espíritu.

Me propongo abrir con este artículo una serie que, tal vez, pueda acariciar otras mentes y otras plumas, como París lo hizo conmigo al comenzar a escribir mi novela Encuentros en Le Marais, título provisional. Espero vuestros comentarios, s’il vous plaît.

Si lo prefieres, puedes leer la traducción al francés.

Comme l’a intitulé Enrique Vila-Matas, Paris ne finit jamais. Elle ne s’épuise ni dans ses monuments, ni dans ses musées, ni dans ses cafés. Elle ne s’achève pas davantage dans le regard de celui qui la visite encore et encore et découvre que la ville, plus qu’elle ne se contemple, finit par s’installer en soi.

Depuis 2023, je me rends régulièrement à Paris. J’y séjourne au moins soixante jours à chaque fois, pour l’instant. Peut-être, à l’image de ce titre, suis-je attiré non seulement par l’aimant qu’elle exerce sur moi en tant qu’écrivain, mais aussi par un autre, plus puissant encore, qu’il ne convient pas d’expliquer ici. Il est vrai que l’âge accorde une certaine indulgence aux sentiments, à ceux qui surgissent sans qu’on les appelle et viennent se fixer, avec plus ou moins d’intensité, si près du cœur qu’ils se dissimulent à peine.

La première fois que j’ai tenté de les contenir, pour qu’ils n’interfèrent pas avec ma pensée, ce fut lors de ma visite au Louvre. Admirer les grandes œuvres picturales de Delacroix et d’autres peintres, outre la célèbre Joconde ; retrouver mon enfance et ma jeunesse dans la contemplation de la Victoire de Samothrace, de Diane chasseresse et de tant d’autres pièces ; m’arrêter devant des sculptures grecques, romaines et égyptiennes, tout cela m’a permis de mesurer à nouveau, comme cela m’était déjà arrivé à Vienne ou à Londres, l’intensité de ce que l’on appelle le syndrome de Stendhal. Il provoque une sensation double et étrange : le pouls s’accélère à un point tel que les larmes semblent affleurer sans qu’on le souhaite, puis survient un vertige intense qui oblige à repasser mentalement la grandeur de tout ce que l’on vient de voir et d’éprouver.

Paris est une ville qui ne s’épuise pas dans ses monuments, mais qui agit comme un puissant foyer d’attraction littéraire : celui qui y arrive ne se contente pas de la parcourir, il entre dans une tradition, presque dans une scène déjà écrite par d’autres, tout en éprouvant la nécessité de la corriger par sa propre expérience. Parcourir ses espaces, c’est convoquer à nouveau, avec encore plus de force s’il se peut, ce même syndrome à chaque occasion. Ses musées, ses bibliothèques, ses quartiers entiers remplis d’histoire, de bohème et, surtout, de culture ne séduisent pas seulement : ils stimulent aussi. C’est ce qui m’est arrivé lors de mes visites dans les cafés, non pas seulement dans les plus célèbres, ceux que les auteurs qui les fréquentèrent ont rendus immortels et dont je parlerai plus loin, mais aussi dans d’autres, non moins attrayants. J’en mentionnerai un, situé près de la maison qu’occupa Victor Hugo : un lieu de caractère, attentif dans son accueil, où il semble presque possible d’attendre l’apparition de son esprit.

Je me propose d’ouvrir avec cet article une série qui, peut-être, pourra effleurer d’autres esprits et d’autres plumes, comme Paris l’a fait pour moi au moment où je commençais à écrire mon roman Rencontres dans le Marais, titre provisoire. J’attends vos commentaires, s’il vous plaît.

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